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Communiqué du 15 février 2013

M. Montillot a décidé de s’appuyer sur une jurisprudence récente pour expulser plusieurs familles orléanaises du parc HLM de la ville

Leur tort : avoir un enfant délinquant.

La justice n’a pourtant rien à leur reprocher. Ils n’ont pas été condamnés pour complicité, leurs frères et sœurs ne sont pas concernés par les actes de délinquance. Et pourtant, c’est bien toute la famille qui va être expulsée. Une double peine bien étrange.

Dans une telle situation les acteurs publics devraient se mobiliser pour accompagner les parents et éviter l’amalgame mais la municipalité UMP préfère un autre choix.

Chaque acte de délinquance doit être sanctionné par la justice et uniquement par elle.

A notre connaissance ces familles ne troublent pas l’ordre public. On ne peut les sanctionner pour les actes d’un de leurs enfants.

Chaque acte de délinquance doit être sanctionné par la justice et uniquement par elle.

M. Montillot ne peut pas se substituer ni à celle-ci ni au bailleur social .

Les expulser, ne fera que déplacer un « problème » voir l’empirer. Ces familles se retrouveront dans une plus forte précarité, les frères et sœurs seront les victimes collatérales de cette décision tragique.

Nous ne pouvons cautionner ce type de réactions qui semblent s’apparenter à un coup de communication sécuritaire inefficace cher à M. Montillot.

Nous demandons un dispositif d’urgence pour accompagner ces familles en grandes difficultés démunies dans ce type de situation.

Micheline PRAHECQ Conseillère Générale du canton St Marc-Argonne

Baptiste CHAPUIS Conseiller Municipal d’Orléans (PS)

 

Communiqué du 1er février 2013 

Le petit ballotin de chocolat de fin d’année porté par le CCAS aux aînés de la ville d’Orléans est devenu une source d’économie. Sa distribution est pourtant un moment de convivialité, d’échanges et de lien social.

Ce ballotin de douceurs ne sera plus distribué aux orléanais(e)s de plus de 70 ans mais aux orléanais(e)s de plus de 75 ans. Un choix gradué depuis 3 ans afin de passer progressivement de 70 à 75 ans. 2013 marque cette dernière étape et confirme la volonté de faire une micro-économie sur le dos de nos aînés.

Une économie de quelques milliers d’euros sur un budget de plus de 16 millions d’euros. Pour rappel, le CCAS d’Orléans a dégagé plus de deux millions d’euros d’excédents lors des deux derniers exercices.

Il s’agit d’une triste volonté municipale qui a été validée lors du vote du budget prévisionnel 2013 du CCAS qui s’est déroulé le 29 janvier.

Les élus de l’opposition présents n’ont pas cautionné cette indélicatesse cynique et pourtant pleinement assumée par les élus UDI et UMP de la majorité présents lors de ce vote.

Les aînés de notre ville apprécieront cette petite attention.

Orléans mérite mieux.

Communiqué du 16 janvier 2013

Les orléanais ont appris cette semaine, grâce à La République du Centre, que le 1er conseil consultatif de jeunes d’Orléans vient d’être créé.

Le premier, oui, mais uniquement pour la majorité actuelle !

Le premier conseil consultatif des jeunes (CCJ) a été créé en 1997 par l’équipe de Jean-Pierre Sueur, et en particulier par son adjointe Hélène Mouchard-Zay. Ce conseil était destiné à être un lieu d’expression et de prises de responsabilités pour les jeunes de la ville.

Il a proposé, dès sa création, un certain nombre d’initiatives :

  • la carte J-Pass
  • le journal Point sur les J
  • le festival Les Jours-J
  • le Guide des Jeunes
  • les Bourses Projets-Jeunes

A l’époque, ce sont les jeunes membres du CCJ qui suivaient, géraient, inspiraient ces projets une fois mis en place par la Ville, faisant preuve d’un élan et d’une vitalité rendue possible par la création d’un vrai service Jeunesse.

Pour ne citer qu’un exemple parmi tant d’autres, le CCJ menait, chaque année, un projet avec la mission Ville-Handicap, afin de faciliter la ville aux personnes en situation de handicap.

En 2001, la nouvelle municipalité, menée par Serge Grouard, a mis en place une autre politique de la jeunesse, préférant les encadrer et les occuper, plutôt que favoriser leur expression et leur inventivité.

Sans une vraie politique de la jeunesse, le CCJ a périclité et est mort d’inanition…

Plusieurs dispositifs ont toutefois été conservés (Jours-J, Bourses, Cartes J-Pass) mais ceux-ci, et en particulier les Jours-J, sont directement gérés par la mairie, déconnectés des jeunes qui les avaient créés. Ces dispositifs sont donc devenus des « biens de consommation » proposés à des jeunes transformés en simples consommateurs.

Il est temps, au bout de 12 ans, et après les demandes répétées de l’opposition, que le maire d’Orléans comprenne les vertus de la mobilisation des jeunes pour leur ville.

Mais sans aucun moyen financier pour mettre en œuvre et suivre ses projets, ce « nouveau » conseil consultatif des jeunes ne réussira qu’une chose : remplir un peu un grand vide du bilan municipal, un an avant l’élection de 2014 !

Vous trouverez ci-dessous le courrier que j’ai transmis aux adhérents socialistes d’Orléans.

 

Cher(e) camarade,

Tout d’abord, je tiens à te souhaiter ainsi qu’à tes proches une très bonne année 2013, que cette année puisse-nous permettre de concrétiser le changement attendu nationalement et préparer les conditions de l’alternance à Orléans.

Comme tu as pu le voir ou l’entendre dans les médias locaux, la question de ma candidature à la primaire interne a été évoquée. J’ai souhaité te faire part de ma décision avant de la préciser publiquement.

Après de mûres réflexions, j’ai décidé de ne pas me présenter pour la désignation de la tête de liste pour l’élection municipale d’Orléans. Il s’agit d’un choix réfléchi qui s’inscrit dans une volonté de rassemblement des socialistes et de la gauche. Malgré les sollicitations, j’ai préféré mettre de côté mon ambition personnelle pour mieux servir notre ambition collective : gagner Orléans.

Toutefois, je prendrai pleinement ma part de responsabilité dans cette échéance électorale afin d’être utile à tous les Orléanais. 

La sincérité de mon engagement pour le progrès et la justice sociale s’inscrit depuis 14 ans dans le mouvement social et tout particulièrement au Parti Socialiste. Elu d’Orléans après avoir été Directeur de Campagne de Jean-Pierre SUEUR en 2008, mon engagement politique a toujours été marqué par la volonté d’être au service des Orléanais

La prochaine élection municipale à Orléans marquera la fin des deux mandats de Serge Grouard. La gauche, après deux échecs, est en position de l’emporter lors de ce scrutin. Les élus de l’opposition ont démontré leur crédibilité, les électeurs ont fait confiance à des socialistes lors des dernières échéances locales et nationales (régionales, cantonales, présidentielles, et, en partie, pour les législatives). Orléans souffre d’une inertie, d’un manque de souffle et de dynamisme. La ville s’est peu à peu endormie sur son centre ancien rénové et a oublié ses quartiers et ses habitants.

Face à ce constat, je serai acteur de l’élaboration du projet pour qu’Orléans devienne une ville plus solidaire, plus attractive et une ville vraiment durable.

-          Les questions de sécurité ne peuvent s’inscrire dans le seul dogme sécuritaire et doivent faire l’objet de sérénité. Les excès de communication de la majorité sortante ne doivent pas masquer leur bilan.

-          Nos quartiers sont une chance, ils ne doivent plus être exclus de la rénovation urbaine, chaque quartier doit prétendre à la même attention. Nous devons penser la ville, l’agglomération dans leur globalité et les inscrire pleinement dans l’aire urbaine. Nous devons défendre une autre vision de la politique foncière en s’appropriant les espaces à urbaniser et ne pas laisser aux seuls promoteurs immobiliers le soin de penser la ville de demain

-          La question sociale sera centrale lors de cette échéance, les Orléanais comme les Français souffrent des effets de la crise. La ville doit devenir un véritable bouclier social en apportant notamment, une attention particulière aux 10 000 familles vivant sous le seuil de pauvreté.

Face aux enjeux, la gauche porte une lourde responsabilité. Aujourd’hui,deux candidatures sont déclarées pour porter cette ambition collective. Corinne et Michel représentent une alternative crédible et incarnent le changement nécessaire pour Orléans. En plus de notre engagement commun, ils sont également tous deux des amis

Conscient de ma position, mon choix s’effectuera à la suite des débats qui auront lieu lors de cette désignation ; mon choix se définira tout particulièrement sur les sujets évoqués ici mais également sur la volonté de renouveler les pratiques politiques, thème déjà évoqué à travers ma proposition de primaire ouverte il y a quelques semaines.

Quel que soit le candidat que les socialistes désigneront mi-mars, ce candidat pourra compter sur mon engagement et ma détermination à faire gagner les valeurs de la gauche pour les Orléanais.

Mon intervention lors du Conseil Municipal du 21 décembre 2012

Monsieur le maire

Mes chers collègues,

 Avant d’aborder la question centrale du budget, je voudrais revenir sur son élaboration.

Comme évoqué lors du Débat d’Orientation Budgétaire, en effet, Orléans connait un fonctionnement unique en France dans les villes de même importances.  La  commission Finance ne se réunit que 3 fois dans l’année. Une habitude orléanaise qui ne permet pas une réelle transparence et un contrôle démocratique serin des finances de notre collectivité. Je regrette vivement cette situation alors même que les échanges avec M. Martin sont toujours très courtois et les réponses précises.

Je fais le  vœu que pour 2013, vous preniez conscience de cette situation et que vous permettiez à tous les élus de la majorité et de l’opposition de suivre la vie budgétaire de la ville. Je profite de l’instant pour saluer les services de la ville qui ont élaboré ce budget.

Concernant le budget 2013

 Lors du survol du  rapport de présentation du budget 2013, qui vous me le concéderez, tient plus d’un outil de communication politique que d’un document budgétaire. J’ai dans un premier temps cru que le Débat d’Orientation Budgétaire avait permis de corriger vos choix budgétaires. En effet, vous reprenez dans ce rapport les mots et expression utilisé par l’opposition pour qualifier les défauts de vos orientations. Si je voulais résumer en une phrase, «  Mettre l’humain au centre des politiques en construisant un budget anti-crise ».

Cela partait d’une bonne intention, mais derrière ces slogans, cet affichage, quelle déception ! Nous trouvons un budget identique aux années précédentes. Des choix que nous dénonçons depuis 4 ans, une reconduction technique d’un budget sans souffle.

Sans vouloir tomber dans une analyse sémantique des termes utilisés, votre communication autour de ce budget, et vos interventions de ce soir, démontrent le fossé politique entre votre budget et un réel budget anti crise qui positionne l’humain d’abord.

Quand vous parlez aux Orléanais de démocratie locale, vous faites de la Communication  descendante et des Réunions d’informations, alors que nous pensons co-construction, participation des habitants, vision globale, impact local.

Quand vous parlez aux Orléanais de Proximité, vous entendez principalement travaux de voirie, alors que nous défendons également le lien social et le travail des associations.

Quand vous parlez aux Orléanais de « Social », vous nous dites que vous répondez aux demandes, alors que nous pensons que la municipalité doit être moteur pour aider celles et ceux qui en ont besoin, encore plus en ces temps difficiles. Un CCAS ne doit pas terminer son exercice de manière excédentaire de près d’un million, en cette période qui plus est face aux 10 000 ménages pauvres d’Orléans. Ce n’est pas acceptable.

Quand vous parlez budget anti-crise, vous entendez soutien à l’investissement, un soutien à l’investissement certes nécessaire pour maintenir l’emploi dans le BTP mais insuffisant pour que la commune soit un véritable bouclier social face à cette crise.

Un budget c’est faire des choix, fixer des priorités. Vos choix, vos priorités ne sont pas les nôtres.

En 2011, nous vous interpellions pour le lancement d’une étude pour l’implantation d’une nouvelle structure sur Orléans pour faire face à la centaine de famille en attente de place en crèche. Cette étude aurait permis d’identifier  un site permettant d’accueillir ce type d’équipement. Les excédents récurrents du CCAS auraient permis de financer une crèche pour au moins 40 enfants. Cette crèche aurait pu être inaugurée en fin d’année 2013. Votre politique pour la petite enfance manque d’ambition.

Concernant le budget de l’action sociale en fonctionnement, je me suis prêté à une analyse comparée, cher à M. Martin, entre 2010 et 2012, donc en plein cœur de la crise, dans les villes à la population entre 100 et 120 000 habitants proche de celle d’Orléans.

Mulhouse : Augmentation 8.2%, Rouen : + 12%, Metz 7.8%  Besançon 8.3% Nancy 4,6% ..

En dehors de la strate, Angers +15%, Reims 10 %

Pour Orléans, on constate que la part du budget consacré à l’action sociale diminue, une légère augmentation de 0,3% est constatée entre 2010 et 2012 et surtout, sans vouloir me répéter, 2 millions d’excédents pour le CCAS … Est-ce vraiment un budget anti crise ? 

Pour continuer, sur les dépenses d’investissement, d’autres choix sont possibles. Vous avez fait le choix de vous entêter notamment sur la question du parking du Cheval rouge ou encore sur l’alignement de la rue des Carmes ce qui pèse sur les comptes publics. Je regrette que la Convention Territoriale de l’Argonne avance péniblement. Les habitants de ce quartier ont un sentiment d’abandon.

Je ne reviendrais pas sur la question de l’Aréna et sur la nécessité d’agir pour la rénovation des équipements notamment sportifs que sera traité par mes collègues. Je réitère notre demande pour la réalisation et la diffusion d’un programme  pluriannuel d’investissement pour les équipements municipaux. L’anticipation est indispensable.

Pour terminer mes propos, je vous propose d’étudier une augmentation des recettes, notamment en fonctionnement.

Nous avons voté une taxe locale sur la publicité extérieure  mais en choisissant de ne l’appliquer qu’à certains affichages publicitaire (12m2 soit les 4X3), ce qui rapporte environ 150 000€ à la ville.

Pourquoi ne pas étendre cette taxe à l’ensemble des affichages publicitaires notamment pour les espaces publicitaires entre 7 et 12m2 ? Il s’agirait d’une recette non négligeable qui pourrait être mobilisée pour l’action sociale.

Au vu des ces éléments, et de le non prise en compte de nos propositions  faites précédemment pour faire de se budget un réel budget anti crise qui dépasse les effets d’annonce, nous voterons contre ce budget.

D’autres choix sont possibles.

Je suis fier d’être parmi les 150 premiers signataires de cette pétition, aux côtés  de nombreux acteurs de la société civile.

Responsables associatifs, chercheurs, intellectuels, artistes, élus locaux, ou simples citoyens engagés, nous nous mobilisons tous pour l’égalité.

http://sosdroitdevotedesetrangers.fr/

"Voilà un an que la loi relative «au droit de vote et à l’éligibilité des résidents étrangers non ressortissants de l’Union Européenne aux élections municipales »  a été adoptée par le Sénat, prélude d’une nécessaire réforme de la Constitution pour que ce droit devienne effectif, que nous ne voyons toujours pas venir depuis le 6 mai dernier.

Nous, représentants de la société civile, affirmons avec force : « nous n’attendrons plus ! ».

Plus que jamais, reconnaître le droit de vote et d’éligibilité aux étrangers ayant choisi la France comme pays d’accueil, répond non seulement à une exigence démocratique mais également à un impératif d’égalité : notre idéal républicain, fondé sur l’égalité de tous les citoyens de la République, quels que soit leur nationalité, ne souffre d’aucun compromis.

Reconnaître le droit de vote aux étrangers, c’est non seulement leur signifier leur appartenance politique à la communauté française mais également favoriser leur intégration en les associant pleinement à la vie citoyenne locale.

La concrétisation de ce droit constituera un signal fort d’intégration, traduisant la reconnaissance et la représentation des étrangers au sein de la société française et leur signifiant ainsi qu’ils sont partie intégrante de la République.

En effet, est citoyen celui qui vit dans la Cité, qui y réside et contribue à ses activités. De cette communauté d’intérêts et de destin découle une exigence démocratique : le droit pour chacun de participer à l’élaboration des décisions qui le concerne.

La concrétisation de ce droit contribuera également à lever le sentiment d’injustice ressenti par les enfants d’immigrés, qui votent peu, voyant que leurs parents, résidant en France depuis de longues années, en sont privés.

Reconnaître le droit de vote aux étrangers, c’est reconnaître une citoyenneté de résidence, comme pour les ressortissants de l’Union Européenne, en phase avec le monde ouvert et globalisé dans lequel nous vivons.

La France, pays moteur de la construction européenne, est  à la traîne puisqu’elle fait partie des 10 pays qui n’accordent aucun droit politique aux nationaux des Etats – tiers, sur les 27 Etats-membres que compte l’Union Européenne. Pressée par les instances européennes de conférer à l’ensemble des étrangers vivant sur son sol une citoyenneté de résidence, notre pays doit, sans délai, combler son retard.

Reconnaître le droit de vote aux étrangers, c’est adresser une réponse citoyenne et républicaine en faveur de l’égalité aux tenants d’une France recroquevillée sur elle-même et soupçonneuse de l’Autre.

Le racisme et la xénophobie tirent leur force de cette infériorité de statut maintenant les résidents étrangers en marge de la démocratie.

Face à la crise économique que traverse notre pays, il est temps de dire « stop » aux logiques de haine et d’affirmer qu’une Nation n’est jamais aussi forte qu’en étant fidèle à ses principes d’égalité et de fraternité.

Nous, représentants de la société civile, demandons solennellement au Président de la République de concrétiser cette exigence démocratique et cet impératif d’égalité que constitue le droit de vote et d’éligibilité des étrangers aux élections locales, afin que chaque citoyen puisse faire partie du corps électoral pour les élections locales de 2014."

Intervention lors du Conseil Municipal du 23 novembre 2012

L’objectif du  Débat d’Orientation Budgétaire est de préciser une vision globale de notre collectivité, la direction que souhaite prendre la majorité. Le DOB devrait être un moment privilégie d’expression et d’échanges sur les priorités et l’évolution de la situation financière de la collectivité qui se traduisent en projet et actions publiques.

Nous regrettons que le rapport transmis il y a seulement 48h, soit réduit à portion congrue et ne permette pas un réel débat démocratique et transparent sur la construction du Budget Prévisionnel 2013.

Comme à son habitude, M. Martin n’a pas daigné inviter les membres de la commission Finance pour échanger sur ce document, une vision bien personnelle de la transparence et du contrôle démocratique. Nous sommes la seule commune en France à avoir ce fonctionnement. Orléans rayonne …

Comment voulez-vous dans ces conditions que les conseillers municipaux puissent travailler et exercer leur contrôle.

Le DOB qui a lieu ce soir, n’est qu’une mascarade et vide de son sens l’intérêt de ce débat prévu pourtant par la loi du 6 février 1992.

Cette loi précisait que le DOB devait permettre « de renforcer la démocratie participative (..) et d’améliorer l’information transmise. Nous sommes bien loin de ces objectifs.

De plus comment les observations émises ce soir par les Conseillers pourraient être pris en compte dans un budget déjà ficelé ? Nous  sommes donc face à une simple formalité administrative, nous le regrettons vivement.

J’apporterais néanmoins quelques remarques sur ce document.

Comme l’année dernière, nous ne pouvons que constater la reconduction d’un budget hors du temps. Alors que les orléanais attendent un budget anti-crise, vous nous proposez un budget au fil de l’eau.

Ceci m’amène à penser qu’il faut faire des choix judicieux pour le budget 2013, en fixant des priorités qui puissent surtout concerner directement nos concitoyens.

Les objectifs de l’action municipale affichés dans votre document sont, le développement durable, le rayonnement et la proximité. Dépassons le simple affichage.

Il nous semble que tout ce qui touche à la solidarité,  et l’emploi devraient prendre une place prépondérante dans le budget 2013. Nous vous demandons de prendre conscience de la situation sociale de la ville, de prendre en compte votre propre étude sur les besoins sociaux et d’apporter des réponses à cette demande sociale en augmentation. (Une triste réalité sociale : Augmentation des impayés de cantine, 10 000 ménages pauvres sur Orléans, augmentation des bénéficiaires du RSA…)

Toutes les associations œuvrant dans le domaine social partage le triste constat d’une explosion de la précarité.

Ce budget devrait permettre d’accompagner le travail quotidien de ces associations, acteurs du lien social et du dynamisme de notre ville.

Ce budget devrait également anticiper les mutations sociales en permettant notamment d’adapter la tarification de l’ensemble des services de la ville.

Nous ne partageons pas les orientations de ce document, nous espérons que les propositions et remarques faites ce soir pourront permettre de construire non pas un budget au fil de l’eau mais un réel budget Anti-Crise, permettant d’actionner le bouclier social.

Dans la continuité de nos précédentes interventions, nous ferons d’autres propositions alternatives et concrètes lors du prochain Conseil Municipal lors du débat sur le Budget Prévisionnel.

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